Et voilà, le Grand Slam National, c'est terminé. Ce marathon de la poésie aussi épuisant qu'addictif nous aura ravi au monde durant trois jours et ça va être difficile de redescendre.
Le spectacle tutoyait encore une
fois le bonheur avec tous ces univers peints en mots, avec les
redécouvertes, les découvertes, les rencontres avec des poètes du monde
entier, avec des hommes qui ont façonné le slam depuis des décennies,
comme Marc Smith et Danny Solis, avec un slam de Haiku d'anthologie, et de
l'Amour, et de la vibe, et de l'Energie à tous les coins de rimes.
Je suis heureux d'y avoir concourru, bourré d'amour pour mon équipe, bourru de fierté pour nos poèmes collectifs. L'un d'entre eux, "le pas", commençait comme cela :
Il y a longtemps qu'on voulait le faireLongtemps qu'on en parlaitQue ça nous taraudait(de l'intérieur)Qu'est-ce qu'on avait peur?De quoi je ne le sais?(de quoi jeunesse ne le sait)Mais on l'a fait
Mais on l'a fait
On était pressés, on était stressés,
face au mur dressé, à la distance laissée
Mais tout en douceurAvec respectAvec du
coeur,Avec du
vraiCa tremblait
de tous les cotésMais tout
s'est bien passéC'est
arrivéC'est
arrivéAu delà de la
trouilleAu delà du
déjà vuAu delà de nos
viesQui
s'offraient à l'étenduePar la
confiance, loin des gestes violentsNous avons éclos dans un autre temps...Ca résume parfaitement ce que j'ai ressenti, au moment où nous le déclamions face au public.
Nous avons fait deux beaux rounds de sélections dans lesquels nous sommes arrivés deuxième, et avons démontré une belle cohésion, ne laissant la victoire du 1er round à la belle équipe de Mons qu'à la grâce d'une bête faute de chrono de ma part.
Suite à ces deux rounds, nous sommes tombés en demi-finale collective. Et nous nous sommes arrêtés là.
Individuellement, Pom d'Api, 11e pour 10 finalistes retenus, eu l'honneur d'être poète sacrifié et d'ouvrir la finale individuelle.
Nos scores individuels sont très honorables, et l'on oublie jamais que ce classement n'a rien d'universel ni d'important, et l'on n'oubliera pas non plus les slogans de cette édition,
"Les meilleurs ne gagnent jamais!",
et surtout,
"FOUTUS COMMUNISTES!"(*)
(*) cette expression a la propriété de pouvoir terminer n'importe quel haïku...
à 12:28