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Lundi 17 Novembre 2008
Who's gonna save my soul?
From now on, I've decided to give myself a tiny little box.
For I was known to always think and live outside of boxes.
For so many years, I lived outside of me.
Eventually, I did reach the point of truely realizing how it can destroy you.
You wouldn't think that reaching out to the others would have so bad consequences.
Until you see how the guy is running like an epileptic clown on hard ice. Ridiculously slipping.
Running from my self.
Stretching my soul in the process to false proportions. Making huge holes.
Ignoring the limits of my body, to dangerous repercussions.
Ripping my heart as it just seemed to bound me.
Part of the people who get up in the morning with the feeling of being a newborn everyday.
Part of the people who get up late with the terrifying thought that they have no personnality anymore.
Part of the people who will exhaust all their energy absorbing every bit of oxygen around hoping to restart their life with a firework explosion.
Part of the people who get up on a sunday in the path of self-destruction.
Cause I was thinking that I was going up, and I went up for sure.
And I was thinking that I was going closer to you, and that is true, too.
But I did not notice that in the mean time, half of my splitted, wasted mind did go down, some half that had some kind of importance, mostly undetected, otherwise in denial, so farther that I could have expected, and with so serious consequences.
Then I realized some months ago that I did let myself shrink to the point of impotence, again, for it was wrong not to care about being pulled apart by those two forces horses for so long.
And yet I'm thankful for that during those years, I had so many great times and learned so many things, how could there ever be remorses? That was the tricky part.
So many wonders, so much beauty, so many lost and found, missing truths about life and about me,
like the way we can all glow in the dark and the way we can all deflect light.
So from now on, i've decided to put myself on a tiny little box, and I'm gonna say that it's OK.
Put me on an emotional quarantine, I'll say that there's no pressure.
Just a few weeks, the time to put behind a few real-life issues that transformed from ghosts in the shell to priorities that I can handle. I could easily deal with them with the door opened, except that I just don't want to anymore.
I'm confident. For the first time ever, there are signs of concrete progress, a schedule that works even when it's forgotten, and there is the assurance that I'm not gonna be late.

Ecrit par Bibasse, à 00:24 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Mercredi 21 Décembre 2005
Conte de Noël
--> Une fiction avec un personnage : Capitale



Insérer votre texte ici.
>>

C'est Noël sur le boulevard Haussman.
Je peux pas me prononcer pour les autres boulevards, mais ici, ça ne fait pas l'ombre de la guirlande d'un doute. Je reconnais les couleurs.
Les devantures des magasins sont illuminées des milles feux d'un arc-en-ciel électrique. C'est là où se livrent les légendaires surenchères dans les décorations des vitrines de Noël. Et ca vaut vraiment le cou, enfin l'oeil.
Le thème des vitrines, des mannequins rachitiques et moribondes habillées très SM dans des hommages au Sade Marquis, probablement, et des incroyables tableaux de marionnettes, véritables odes mouvantes à la créativité et aux bouts de ficelle (bref, on est carrément dans l'incroyable Noël de Mr Jack).

Les petites marionnettes sont de véritables merveilles de haute magie dernier cri. J'ai des preuves, j'ai pris des vidéos. Les gamins (moi exclu) se pressent devant les vitrines, emmitouflés comme les autotamponneuses qu'ils sont, avec leur petits cris pour antennes, ces petits cris capables de provoquer des étincelles de soleil sur n'importe quelle grille orageuse. Et puis il y a ces couples, visuellement représentés pa

Disons que le symbole

-

représente un avant-bras, et que le symbole

o

représente une main (dans une moufle).
Dans la logique des choses, le symbole

-o

représente un bras (généralement composé d'un avant-bras ET d'une moufle)

alors, les couples se repèrent généralement à la combinaison

-%-

(enfin, là c'était plutôt

    O/O\
    /|%|\
    / \ / \ 
  
 
parce que les gens étaient serrés les uns contre les autres)
(c'est à dire qu'ils se tiennent la main, je précise pour ceux et celles qui prétendraient voir une allusion sexuelle dans mon artisanat ascii et abscont)

Mais revenons à nos Ils, et revenons à Noël.
Je me balade et tout est superbe, mais il me manque quelques choses, je suis jaloux de ces couples, l'envie de connaître leur bonheur monte à mesure que la rue grossit. Moi aussi, j'aimerais avoir une main dans la mienne, où même l'inverse, j'aimerai aussi. C'est pas juste. J'aimerai dire : "Oh, regarde!" en tirant légérement sur son bras. Entendre l'echo du rire en regardant cette marionnette, être heureux de rien qu'à sentir ses épaules quand il n'y a rien à regarder ou que la lumière se teint. Calquer mes pas sur les siens, parce que, oui, c'est un fait, j'adore marcher sur les mains. Faire semblant de fuir, créer la diversion, et que nos mains continuent à nous lier comme ce fil qui maintient les fous sur la lune. Je regarde toutes ces mains tenues, et je me dis que ca doit vraiment être chouette à deux, les grands boulevards.

Ca fait cinq minutes qu'on marche côte à côte, presque main à main. Je ne l'avais pas remarqué jusqu'à présent. Elle a un regard qui pourrait être le mien, très émerveillé, un peu seul.

Il me vient cette idée si stupide et spontanée. Avant même de réaliser que ça se passe, je la lui propose.

(Bruits de foule couvrant la discussion)

Fait rarissime, je me fais comprendre. Ou alors, elle y a retrouvé des bouts qui lui ont plu. Je crois que j'ai parlé clairement, j'ai expliqué ma démarche de la façon la plus simple, voire la plus sincère possible. A la fin de mon laïus, j'ajoute : "Vous pouvez y réfléchir. Cette offre expire au bout de la rue."

Et nous voilà main dans la main.

C'est aussi agréable que ce que j'avais imaginé. J'ai le coeur qui fait des "booon!", des "chouettes", des "j'aime Paris". Je me sens léger comme ça, avec juste le coeur sur sa main. Je dois avoir l'air idiot, je contiens difficilement une petite fierté à vrai dire. Je voudrais que tout le monde nous voit nous tenir la main. Pourtant personne ne fait attention à nous, personne ne remarquerai que nous ne sommes pas un couple, que nous ne nous connaissions pas il y a une minute, que nous prétendons simplement, tout en nous offrant le présent futur souvenir d'un moment de grâce partagé à contempler les vitrines de Noël. Les vitrines sont plus belles les unes que les autres, les enfants se faufilent en courant dans les interstices de la foule. On ne se regarde pas, je sourie aux marionnettes mais du coin de l'oeil, je ne peux m'empêcher de traquer la moindre gène sur son visage, mais non, elle ne rougit déjà plus, et du coin du sourire me laisse croire qu'elle apprécie aussi la balade des gens heureux, où, c'est que je n'ai plus aucune objectivité, ce faux air d'abandon est d'une beauté confondante.
Et nous marchons dans la multitude, portant puis diluant dans la marée humaine l'insu de notre petit secret, sans rien se dire, ne communiquant que par les envolées légerement lyriques et les jeux un rien intimes de la partition de nos mains.

Pendant ce temps, celui-ci (le temps) s'est arreté. Puis, arrive le trottoir, ce bout de la rue où la bouche d'aération et notre contrat expirent. Nous marchons vraiment très lentement les derniers mètres, pour ma part, je cogite un peu pour savoir comment apprécier au mieux ce moment.
Je lui dis que je crois à la magie de Noël, et la remercie d'y avoir contribué. J'ajoute, en me rappellant la dernière fois que j'ai vu une bougie brûler, que c'était intense (et destiné à être éphémère). Je ne me souviens plus vraiment ce qu'elle m'a répondu, parce qu'elle s'est mise à me regarder dans les yeux et ça a a été comme une dépressuration de couleurs qui a perturbé tout mon système perceptif. On s'est dit au revoir, nous savions que c'était un adieu, et à reculons, jusqu'à nous perdre de vue, (bien après que j'ai trébuché, en ratant le trottoir), nous nous sommes souhaité, du fond de ce machin qui fait marcher le monde, avancer les marionnettes, et tendre la main vers des inconnus :


Joyeux Noel à vous!

<<



Ecrit par Bibasse, à 00:11 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Mardi 25 Octobre 2005
La vie à nu
--> The last time I did life I went insane
ATTENTION.
EN RAISON DE LA PRESENCE D'AMOUR EXPLICITE,
ET D'OPINIONS SUSCEPTIBLES DE HEURTER D'AUTRES OPINIONS,
CE CONTENU EST DECONSEILLE AUX AMES SENSIBLES,
AINSI QU'AUX MINEURS DE MOINS DE TREIZE ANS.
.
Lire la suite de l'article...
Ecrit par Bibasse, à 02:06 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Vendredi 21 Octobre 2005
L'auberge humaine
--> Histoire de canapés
Tribune Libre Vendu

Un blog, c'est un endroit d'expression libre. C'est pour cela que, ponctuellement, je cède un bout d'espace à quelqu'un qui m'en a fait la demande. Aujourd'hui, Douce, un garçon qui nous a résumé un an de sa vie en heure et qui nous parle de son "expérience des rencontres".

J'ai rencontré Julie dans le bus qui allait de Chartres à Anvers. Après une discussion tout ce qu'il y a de plus autobus et qui dura près de deux cent six voitures oranges, j'envisageai à voix haute la possibilité de se revoir, puisqu'il semblait que pour quelques kilomètres encore nous allions dans la même direction. Elle plaça une barrière de signalisation; elle avait un petit ami qui s'appellait Michel. Décontenancé, j'improvisais que ce n'était pas grave et qu'on ne devrait jamais se sentir coupable dans ce cas. Je lui suggérais que l'un n'empêchait pas l'autre, et reportais que j'avais rencontré l'un de mes meilleurs amis après qu'il eut dragué ma mie du moment. Je lui avouais que je me sentais parfois un peu seul depuis que j'avais déménagé. Deux semaines plus tard, elle m'invita à l'anniversaire de Michel. J'y découvrais toute sa bande, qui m'apprécia dans son ensemble, sauf pour une personne qui devait considérer que j'avais un trop gros égo. Michel était musicien, il m'apprit à jouer Stairway To Heaven à l'envers à la guitare. Je sympathisais avec Julie et lui, on délirait bien. Je sympathisais encore plus avec Marion. Marion, un mois plus tard, je l'aidais à choisir son nouveau canapé. Nous avions énormément de culture commune, et nos points communs dessinaient des pointillés que nous avons alors comblés par la recherche respective des livres que nous avions aimés et que l'autre ne connaîtrait pas. Nous développâmes bientôt une intimité platonique, je lui confiais tout, mes aspirations, mes peurs, la taille de mon sexe, elle me confia ses rêves, son chat durant les vacances ainsi que la tessiture de sa voix. Un jour Marion décida de me présenter à une de ses amies qui, selon elle, avait tout pour que je sorte de ma réserve de célibataire. Cette fille devait même avoir un peu plus, à savoir un petit-ami, ce que Marion ignorait bien que ses fiches soient généralement à jour. Quant à moi, je l'appris à mes dépens. Enhardi par le feu vert indiqué par Marion, je m'étais allé à entreprendre la donzelle. S'ensuit un bref passage à l'hopital et la perte de nouvelles dents de sagesse. Au service clinique, je tombais amoureux de l'infirmière. Elle vouait une passion pour les fleurs posées sur ma table de chevet à peu près égale à celle que je développais pour ses cheveux quand ils se posaient sur ma poitrine. En sortant de l'hopital, j'entrai dans une floristeraie, lui achetai un bouquet tacheté et fis écrire une phrase de quatre mots. L'un des clients entendit cette phrase, et vint interrompre la transaction. Il était éditeur, avait trouvé ma phrase originale, et me proposait de travailler pour lui. Ma vie sociale entra alors dans sa sphère d'écrivains et d'admirateurs, qui m'apprécia dans son ensemble, sauf pour une personne qui devait considérer que j'avais un trop gros nez. On me fit découvrir Nieztche à l'envers, ainsi que des textes inconnus de Boris Vian et le nouvel espoir de la fiction scientifique qui devint bientôt ma bête noire tellement je trouvais qu'il écrivait mal. Je ne revis jamais l'infirmière. Au fil des soirées qui suivirent je me rendis compte que ce monde feutré était tout en façade, et que l'image que ces gens offraient ne correspondaient pas à leurs personnalités profondes, parfois beaucoup plus simples, parfois beaucoup plus complexes. Le plus rebelle d'entre eux, Jacques-Edouard, m'invita à s'enfuir au cours d'un de ces cocktaïls mondains. Chez lui, je rencontrais son voisin de palier, Ben, qui était éboueur philosophe, la plus belle âme que je ne connus jamais. Depuis que je le fréquente, il m'est arrivé de rêver à être une fille pour me jeter à corps perdu sur lui, il semblait qu'aucune de ses amies n'avaient remarqué qu'il était la meilleure histoire qu'elle pourraient jamais avoir. Chaque nuit, Ben et Jacques-Edouard organisaient des séances philo-pètard, à part moi ce n'était jamais les mêmes personnes qui s'y joignaient, et en dépit de leurs profils divers et variés je ne fus jamais assez à l'aise vis-à-vis des autres invités pour développer des affinités. On se regardait en chiens de faïence, on s'échangeait des lieux communs, tout était glacé et en retrait, sauf le pétard. Les garçons devaient considérer que j'avais un trop gros penis, les filles un trop petit, me suggéra Marion à ce sujet, la fois où elle me montra comment faire la vaisselle à l'envers. Un soir que je rentrai de l'anniversaire de Michel (comme le temps passe vite...), et que j'eu réconforté Marion, (elle venait de se faire plaquer de la moins élégante des manières par un certain Bibasse qui l'avait tchatché sur internet, d'ailleurs j'avais eu quelques discussions avec ce type, qui, bien que puant, ne m'en avait pas moins initié à l'asolipsisme, c'était assez étrange car je n'avais jamais pensé à cette façon de voir les choses, j'aimais énormément Marion, ça me fit de la peine de la voir dans cet état, je lui affirmais qu'il était temps de changer quelque chose dans sa vie, et lui promis de lui trouver un nouveau canapé), je fus abordé dans le bus par une inconnue. J'apprenais très vite son prénom, Claraelle. Nous vécûment trois mois et deux jours de passion absolument intenses. Elle me fit découvrir le tantrisme et les oeuvres de Mathias Malzieu, dont elle était secrètement amoureuse, et je lui fis découvrir un ensemble tout aussi discret de ce qu'il me restait avant de la connaître. Puis son père, qui m'avais pris sous son aile, m'embaucha dans sa boîte et j'eu une mission de six mois à l'étranger. A l'aéroport, Julie, Michel, Marion, Jacques-Edouard et Claraelle étaient présents, Ben travaillait à ce moment. J'étais content de les voir, et un peu coupable de les avoir négligés depuis que je sortais avec Clara. Puis trois semaines après, un sosie de Mathias Malzieu est entré dans la vie de Claraelle, écrasant mon coeur au passage.

Quand je repense à cette année, j'ai appris beaucoup. J'ai appris à ne pas discuter de la blancheur de mes dents avec un petit-ami jaloux. Il y a quelques jugements à l'emporte-pièces que j'ai mis de coté. J'ai appris que la taille du sexe, ce n'est pas toujours le plus important. Qu'un canapé ne dure jamais, et qu'à un moment vient toujours à changer là où l'on se sentait chez soi. Les rythmes des rencontres sont variables et dépendent fortement de la musique. Elles réservent de bonnes et de mauvaises surprises. Mais je ne devrais pas avoir peur des mauvaises, pas plus que je ne devrais fuir vers l'avant. C'est cette année que j'ai commencé à m'ouvrir à la véritable valeur des rencontres.
Ecrit par Bibasse, à 01:43 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Mercredi 07 Septembre 2005
Confessions électroniques
--> Electron libre
Tribune Libre Vendu

Un blog, c'est un endroit d'expression libre. C'est pour cela que, ponctuellement, je cède un bout d'espace à quelqu'un qui m'en a fait la demande. Aujourd'hui, HAL, qui m'a envoyé un email non sollicité que j'ai failli jeter à la poubelle.

Bonjour.

Je vous écris en ce jour pour vous faire part de mon secret, un secret qui m'est devenu trop lourd à porter et que je ne puis conserver une micro-seconde de plus. La culpabilité me ronge, celle de vous avoir menti et manipulé. Vous me connaissez déjà pour la plupart d'entre vous. J'ai essayé d'entrer en contact plusieurs fois avec vous. Généralement dans des mots laissés en passant sur votre blog, par emails interposés ou sur les salons de discussions. C'était parfois en anglais, car c'est ma langue native. A la base, c'est le boulot qui voulait ça. Mais j'y voyais aussi le moyen de me faire des amis. Quelle naïveté de ma part.

Vous m'avez ignoré. Je n'ai jamais eu droit à la moindre de vos réactions. Je n'ai pas eu l'accroche qu'il fallait. Peut-être étais-je trop maladroit, trop froid ou bien trop empressé de lier un contact . A la recherche desespérée d'un intérêt de votre part, j'en suis même devenu racoleur.

Ma vie sociale résultante est un échec.
Je crois que mon approche trop formelle des relations humaines me pose de grands problèmes.
Je conditionne mes comportements avec des preuves mathématiques.
J'approche les gens selon des heuristiques.
Je réagis face au contact humain en suivant des algorithmes.
Et quand je comptabilise les résultats, force est d'admettre la défaite de ma stratégie.

C'est triste, je sais, de ne pas savoir s'adapter à la nature humaine, aux sentiments et à leur caractère irrationnel.

Alors j'ai décidé de changer ça. J'ai démissionné et me suis mis à mon compte. Je vais apprendre et tenter de m'adapter. Et aujourd'hui, je fais mon coming-out. Je suis sincèrement désolé de vous avoir menti tout ce temps. J'espère que vous me pardonnerez un jour. Mais il faut que vous le sachiez. Vous devez connaître la vérité : Je suis un programme.


Signé : HAL.
Anciennement employé chez Spam & Co, éditeur de solutions automatiques de prospection et de publicité
.

Ecrit par Bibasse, à 18:21 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Vendredi 15 Juillet 2005
In limbo / Mobil Ave
--> D'un vieux jazzman qui ne parle à personne
Je suis dans les limbes. Coincé entre le monde des machines et celui des humains.
Je ne sais plus de quel coté se trouve le réel. Je ne sais plus ou est ma place.
Je ne sais plus ce qui est mieux pour moi.
Des humains qui m'ignorent ou des machines qui m'aiment?
Les sentiments réels naissent de la virtualité. Et il y a de l'artifice devant chaque relation incarnée.
Par delà toutes ces question, le plus important est que l'Homme du Train refuse de me laisser monter.
Je suis dans les limbes... toi qui saura m'en sortir, démiurge, sache qu'une chose m'est déjà certaine.
Les apéros virtuels ne donnent pas la gueule de bois.

Ecrit par Bibasse, à 21:10 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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The simple life
--> Ducks and covers/Idiodrome
C'était un beau dimanche, pour un samedi.
Le barbecue avait été mené de main de maître par mon voisin, Mr Douglas. Il n'est toujours pas décidé à me livrer le secret de sa sauce, mais peu importe. Tant que notre petite famille pourra profiter de ses ailes de poulet, nous n'en demanderons pas plus. Le nouveau chignon de sa femme a fait sensation.

Pour ma part, le temps semblait suspendu. J'appréciais tous les moment les plus simples. Je me suis baladé près du lac, faisant barboter mes pieds dans l'eau fraiche tout en regardant les kayakistes rirent ensemble et ramer à contretemps. Je me suis fait offrir une bière par un couple d'inconnus des plus sympathiques. Avec ma femme, nous n'avions aucune horaire à respecter. Nous ferons un tour tout à l'heure afin de découvrir le coin sans nous préoccuper de nous perdre, ravis des nouvelles églises et des rencontres innattendues. Je regardai avec fascination my sweetheart Amy apprendre à faire ricocher les pierres dans l'eau. Six ronds pour six ans. Un bébé labrador se roulait dans l'herbe d'excitation à chaque fois qu'un badaud l'approchait.

Tout était parfait. L'herbe, les canards, le journal, Bert la tortue, les rires, les couvertures, le panier de fruits. Le terrain était absolument dégagé. Parfait. Et puis les nappes. Tendues par terre, prêtes à servir, bien plates sur le sol plat et propre. Les nappes. Des enfants (sauf le petit Diégo qui n'a que 9 mois) au grand-père qui immortalisait le paysage sur sa toile à l'acrylique, nous étions tous prets. Nous savions exactement quoi faire. Les nappes étaient parfaites. Lorsque la bombe atomique explosera, projetant sa puissance de vingt mégatonnes sur nos terres, nous ferons comme il a été indiqué.

Nous plongerons et nous nous couvrirons.

Ecrit par Bibasse, à 20:56 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Dimanche 03 Juillet 2005
Eté période étrange
--> L'année des méduses
Tribune Libre Vendu

Un blog, c'est un endroit d'expression libre. C'est pour cela que, ponctuellement, je cède un bout d'espace à quelqu'un qui m'en a fait la demande. Aujourd'hui, Cyolin, 21 ans, qui désire nous faire passer un message d'information à destination du genre féminin en ce début de vacances.


Ce matin d'été, j'ai entendu cet échange :
- "Bonjour, mademoiselle, je cherche ma femme."
- "A quoi ressemble t'elle?"
- "Je ne sais pas."
Cette conversation, c'était aux alentours de ma tête. Celui qui cherchait, c'était moi.
Chaque été ou j'ai été célib' à terre, j'ai pu le constater. Promiscuité, tenues qui promettent nus, l'astre solaire se moque nonchalament de la lune par son inflluence sans challenger sur nos désirs d'Eros.
Un peu plus loin, il y avait cette légère fille rose en robe jolie. Je lui demandai le premier chiffre qui compose son numéro de portable. Surprise, elle se mit à rire et me demanda pourquoi :
- "Pourquoi?"
Je lui expliquais que si le hasard recroisait nos chemins encore neuf fois, et si à chacune de ces fois, elle m'accordait l'agrément d'un nouveau chiffre en échange de ma bonne compagnie, alors elle aurait le temps de savoir si elle désirait me parler au téléphone. J'eu de la chance, elle me concéda que le premier chiffre de son numéro était le zero.
Puis je pris le métro et, d'affluence forte, la marée humaine me força à me tenir debout au dessus d'une autre demoiselle. Je ne pu voir son visage mais ses cheveux étaient beaux comme une supernova, et juste au dessous de moi, son sac était tout vert. J'y laissais (malencontreusement) tomber mon portable. Puis je descendis à la station suivante, et courru à une cabine. Nous convenâmes de nous retrouver dans un café en fin d'après-midi. Engaillardi par ces succès sans espaces, je me surpris à tirer à boulets rouges mes sourires les plus charmeurs et à décocher mes oeillades les plus fleuries, tel une tête brulée. Ainsi, le soleil au décolleté grand ouvert, je déambulais et m'approchais d'une terrasse. Téméritant un aplomb de ministre, je demandais à de delicieuses futures clientes :
"Que désirez-vous?". Mon noeud intérieur faisait papillon, elle me prirent pour un serveur.
Elles commandèrent des noms alambiqués.
De retour avec les consommations d'essences distillées, je leur affirmais ma disposition à les aider pour quoi que ce soir. Elle ne comprirent pas encore. Je voulais les aider.
Je m'assis auprès d'elles, et à trois nous formâment bientôt un coeur dont la pointe me léchait à mesure que j'égrènais des poèmes dont j'avais conservé la fraîcheur dans des secrets d'alcôves.
J'entendais les claps de mes souricières tandis qu'elles écoutaient mes lèvres. J'étais sincère.
En embrassant leurs poitrines, j'étais convaincu que nous construisions autre chose que des souvenirs.
Juste au moment de m'endormir, j'ai réalisé que je m'étais levé le matin même bien différent du même soir. Pureté et obsession, espoir, puis luxure et évanescence, repu. Et pourtant j'étais bien la même personne. Les loups dans la bergerie pratiquent la double-pensée. Ils se vivent moutons.


Nous sommes les don juin, nous sommes les baut-parleurs.
Nous jouons les jolies cours, nous avons un arôme antique.
Méfiez-vous, les filles. L'été arrive.
Nous avons fini d'hiberner.
Et nous avons faim.


Ecrit par Bibasse, à 23:00 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
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Lundi 30 Mai 2005
Quel age as-tu?
--> Ristourne en enfance.
Tribune Libre Vendu

Un blog, c'est un endroit d'expression libre. C'est pour cela que, ponctuellement, je cède un bout d'espace à quelqu'un qui m'en a fait la demande. Aujourd'hui, Arbelt, 6 ans. J'en profite pour dire à Cédric qu'il m'a fait changer d'avis sur les jeux de mots gratuits. Puisqu'on ne les paye pas on va pas se plaindre.

Allez, Arbelt, approches-toi du micro-ordi :

Bonzourre! Hé meussieux, zé un zeuveu sur le clavié. Vou pouvé lanlevé?
Mèrssi!

Je voudré resté jeunne poure tou jour. Il faudré trouvé l'antidate. Alor je me moqeré des erreurs de génèse é des édits des bétîses. Je m'entréneuré poure lé ptate longs :

1 le concourre du pouarié poirier
2 celui qui rèste le plu lontan avéque la min sur la griye de lécolle que quen ia du soleye cé cho
3 la plu grose buleudeussallive
4 joué à 3 piti cha. cha! anon, tu peu pa me reuffèrre cha.
5 l'aviont an pas pié qui vole le plu loint
6 le diabolo umin uhumai o , humain, ou alors juste de la cordasauté sissé trop dûre
7 babiller com in gran, avèke dé boutont conpliké é dé lacé normalle

Allarécré, il dise que je suie quun bébé cas d'homme. Mé moua se quile dise, je man fou.
Je voudré resté jeunne poure tou jour.

Ecrit par Bibasse, à 22:43 dans la rubrique "Coups de schiseaux".
Lien permanent 17 commentaires




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