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<title type="text/plain">(Elucarrébrations)</title>
<tagline type="text/plain">Deux dimensions de n&apos;importe quoi</tagline>
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<name>Sébastien B...hop hop hop! Il était moins une.</name>
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		<title>You&apos;ve come a fucking long way, you bastard</title>
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		<title>You&apos;ve come a long way, baby...</title>
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		<title>Vue sur le Taj Mahal</title>
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		<title>Real poets don&apos;t fuck</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Real poets don&apos;t fuck&quot; (Les vrais poètes ne baisent pas (ils font l&apos;Amour))

Cette petite phrase qui décore parfois mon écran de téléphone portable en a laissé quelques un(e)s coit,
quand ils tombent dessus par inadvertance. Evidemment, cela arrive toujours par inadvertance.

Qui pourrait bien deviner qu&apos;il s&apos;agit là d&apos;une référence aux bornes d&apos;arcade ? sur lesquelles j&apos;ai sué franc et eau
à astiquer le manche et les boutons dans les années 80. Certaines de ces bornes, simulations sportives s&apos;il en était,
incluaient un écran commandé par le FBI et qui disait :

&quot;Real winners don&apos;t do drugs&quot;.

Après, je ne sais pas
si les vrais poètes ne baisent pas,
s&apos;ils prennent de la drogue,
ni
si je suis concerné,
dans un sens,
dans l&apos;autre,
ou dans le troisième.
Ce que je sais, c&apos;est que je ne joue plus aux jeux vidéos, que ma plume a tendance à s&apos;assécher, qu&apos;elle reprend de l&apos;encre de temps à autre pour des calligraphies en apothéose, que ma prose ponctue ainsi une période record d&apos;abstinence textuelle, et que j&apos;ai les phéromones phénoménales en ce moment. Et une petite curiosité estivale pour ce mot, &quot;fuck&quot;, de sa première apparition connue au sein d&apos;un poème codé, à la reprise de &quot;Too drunk to fuck&quot; par Camille, du &quot;motherfraker&quot; de Battlestar Galactica à l&apos;épisode &quot;It Hits The Fan&quot; de South Park, du White Album des Beatles à l&apos;association Fuck for Forest, des flyings f*ck jusqu&apos;au documentaire éponyme.
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		<issued>2008-07-02T21:58:22Z</issued>
		<modified>2008-07-02T22:02:43Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[&quot;Real poets don't fuck&quot; (Les vrais poètes ne baisent pas (ils font l'Amour))<br /><br />Cette petite phrase qui décore parfois mon écran de téléphone portable en a laissé quelques un(e)s coit,<br />quand ils tombent dessus par inadvertance. Evidemment, cela arrive toujours par inadvertance.<br /><br />Qui pourrait bien deviner qu'il s'agit là d'une référence aux bornes d'arcade ? sur lesquelles j'ai sué franc et eau<br />à astiquer le manche et les boutons dans les années 80. Certaines de ces bornes, simulations sportives s'il en était,<br />incluaient un écran commandé par le FBI et qui disait :<br /><br />&quot;Real winners don't do drugs&quot;.<br /><br />Après, je ne sais pas<br />si les vrais poètes ne baisent pas,<br />s'ils prennent de la drogue,<br />ni<br />si je suis concerné,<br />dans un sens,<br />dans l'autre,<br />ou dans le troisième.<br />Ce que je sais, c'est que je ne joue plus aux jeux vidéos, que ma plume a tendance à s'assécher, qu'elle reprend de l'encre de temps à autre pour des calligraphies en apothéose, que ma prose ponctue ainsi une période record d'abstinence textuelle, et que j'ai les phéromones phénoménales en ce moment. Et une petite curiosité estivale pour ce mot, &quot;fuck&quot;, de sa première apparition connue au sein d'un poème codé, à la reprise de &quot;Too drunk to fuck&quot; par Camille, du &quot;motherfraker&quot; de Battlestar Galactica à l'épisode &quot;It Hits The Fan&quot; de South Park, du White Album des Beatles à l'association Fuck for Forest, des flyings f*ck jusqu'au documentaire éponyme.<br />]]></content>
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		<title>fuck me, i&apos;m with stupid</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Mon ordi qui devient fou, juste avant de partir en week-end, avec les disques durs qui se mettent à hurler aux loups. 

Dans ma tête ça se compile vite : disque(s) dur(s) décédé(s) = plus de billet pour le Main Square Festival, plus de billet pour l&apos;Inde, adios photos, textes, enregistrements, chansons. Pourquoi j&apos;ai pas imprimé mes billets? Quelles étaient les chances que ça arrive à quatre jours du départ?  Et la loi de Murphy dans tout ça? I&apos;m so Stupid!

C&apos;est pas grave, autant profiter du week-end, je survivrai, c&apos;est un signe, ça sent le nouveau départ, la déconnexion...

Une fois rentré, je constate que les dégats sont limités. Mon disque de données est mort, mon disque de lancement est vivant, avec lui quelques sauvegardes stratégiques allant jusqu&apos;à janvier 2008, mes couriers, mes billets... une bonne nouvelle dans une mauvaise nouvelle... ouf...

Ca sent le nouveau départ, la déconnexion.

</summary>
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		<issued>2008-06-29T22:25:17Z</issued>
		<modified>2008-06-29T23:08:38Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[Mon ordi qui devient fou, juste avant de partir en week-end, avec les disques durs qui se mettent à hurler aux loups. <br /><br />Dans ma tête ça se compile vite : disque(s) dur(s) décédé(s) = plus de billet pour le Main Square Festival, plus de billet pour l'Inde, adios photos, textes, enregistrements, chansons. Pourquoi j'ai pas imprimé mes billets? Quelles étaient les chances que ça arrive à quatre jours du départ?  Et la loi de Murphy dans tout ça? I'm so Stupid!<br /><br />C'est pas grave, autant profiter du week-end, je survivrai, c'est un signe, ça sent le nouveau départ, la déconnexion...<br /><br />Une fois rentré, je constate que les dégats sont limités. Mon disque de données est mort, mon disque de lancement est vivant, avec lui quelques sauvegardes stratégiques allant jusqu'à janvier 2008, mes couriers, mes billets... une bonne nouvelle dans une mauvaise nouvelle... ouf...<br /><br />Ca sent le nouveau départ, la déconnexion.<br /><br />]]></content>
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	<entry>
		<title>Le lapin et la tortue</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je suis allé voir Speed Racer pour la deuxième fois ce soir,
Si je pouvais, j&apos;y retournerai bien une troisième fois, et probablement une quatrième, une cinquième,
jusqu&apos;à être lassé, et ça ne viendrait probablement pas aussi vite.
Jamais un film au cinéma ne m&apos;avait autant stimulé sensoriellement parlant, incrédulité, frissons, émotions, plaisirs, émerveillements.
Je dois être en phase de réceptivité ou quoi, j&apos;ai tout kiffé.
La première séance, en tout dans la salle, à part moi, il y avait un couple, à la deuxième deux... je ne sais pas ce que les mecs ont dû marchander pour convaincre leur copine, mais à entendre leurs réactions, elles ont passé un bon moment. Le film est un bide MO-NU-MEN-TAL, on lit ici et là que le film qui n&apos;a pas &quot;ciblé son public&quot;, voire qu&apos;il est raté. C&apos;est aberrant : c&apos;est un film familial, beau, intelligent, original, généreux, authentique, un cri d&apos;amour au cinéma populaire véhiculé par un langage abouti et rénovateur. Consolation devant ce désastre de communication, d&apos;ici à 10 ans, il deviendra probablement un classique intemporel.</summary>
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		<issued>2008-06-28T00:41:02Z</issued>
		<modified>2008-06-28T00:54:25Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[Je suis allé voir Speed Racer pour la deuxième fois ce soir,<br />Si je pouvais, j'y retournerai bien une troisième fois, et probablement une quatrième, une cinquième,<br />jusqu'à être lassé, et ça ne viendrait probablement pas aussi vite.<br />Jamais un film au cinéma ne m'avait autant stimulé sensoriellement parlant, incrédulité, frissons, émotions, plaisirs, émerveillements.<br />Je dois être en phase de réceptivité ou quoi, j'ai tout kiffé.<br />La première séance, en tout dans la salle, à part moi, il y avait un couple, à la deuxième deux... je ne sais pas ce que les mecs ont dû marchander pour convaincre leur copine, mais à entendre leurs réactions, elles ont passé un bon moment. Le film est un bide MO-NU-MEN-TAL, on lit ici et là que le film qui n'a pas &quot;ciblé son public&quot;, voire qu'il est raté. C'est aberrant : c'est un film familial, beau, intelligent, original, généreux, authentique, un cri d'amour au cinéma populaire véhiculé par un langage abouti et rénovateur. Consolation devant ce désastre de communication, d'ici à 10 ans, il deviendra probablement un classique intemporel.]]></content>
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	<entry>
		<title>C L I M A X</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Lorsque l&apos;Arbre sous lequel
Nous nous reposons,
L&apos;Arbre de la Connaissance,
Aura perdu toutes ses feuilles,
Le soleil frappera par delà les branches sëches.

Et tout le monde

Aura une ombre

Sur notre terre

Alors préviens tes relatifs
Qu&apos;en s&apos;entraidant un peu,
Nous serons presque tous
Protégés par quelqu&apos;un
Prenant les coups
A notre place

Tous les abris

Auront un prix

Sur notre terre

Ne sois pas effrayé
Nous avons abattus des forets
Pour nous défendre
Par nos écrits
De ce que nous ne pouvions contrôler
De ce que n&apos;avons pas pu comprendre

Pendant longtemps j&apos;ai fuis,
J&apos;ai essayé le ciel,
De gares en gares, de galaxie en galaxie,
Pour m&apos;asseoir
Sur le rebord de la Lune,
Pour y monter une tente unie,
Pour juste avoir un point de vue,
Chaque levé de terre j&apos;admirais au loin
Les uns, les unes, les tiens, les miens,
Toutes les marées montantes,
Les amas d&apos;étoiles figurantes
L&apos;état de Marylin Monroe,
Les supernovas débutantes,
Les avidités d&apos;énergie,

De pouvoirs et d&apos;autonomie,
Les automnes et les printemps,
La cocaïne et les cancers de peau,
Le CO2 face aux nitrates,
Jamais ni trop ni trop tard,
Mais pas encore assez des deux,
Machines à effet de serre,
Méthane à effet servile,
Emergence de villes adolescentes aux explosions d&apos;essences
Voix de développements muées sous une croissance non-contrôlée,
Et les mamans inexpérimentées,
Qui cherchent à changer les couche d&apos;ozone,
Les beaux écrits, les feuilles de carbone, 
Les anges aigris, Les fous aphones,
Les poisons énergétiques,
Les eaux chaudes de l&apos;Antarctique,
Les puits de science, hommes de pétrole,
Les blagues qui n&apos;ont jamais vraiment été très drôles,
Actions en course, contre la montre,
Mais avec le monstre qui tient les bourses,
L&apos;Amour universel qu&apos;ils toussent tous derrière un masque
Quand ils lêvent les yeux au ciel,
Et que le ciel crie au désastre,
Quand ils ont peur du soir là où
Se désagrègeront des astres
Et qu&apos;ils pleureront leurs étoiles.

A l&apos;aune de l&apos;Arbre familier,
Qui chasse dans l&apos;atmosphère leurs cauchemars par milliers,
Le bruissement des feuilles rassure du meilleur des conseils,
Le jour ne se lève que demain, et d&apos;ici-là, trésor,
Pour un tout petit instant encore,
Repose-toi paisiblement,
Car la nuit porte son ciel.

</summary>
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		<issued>2008-06-25T21:42:30Z</issued>
		<modified>2008-06-26T22:03:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[<font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">Lorsque l'Arbre sous lequel<br />Nous nous reposons,<br />L'Arbre de la Connaissance,<br />Aura perdu toutes ses feuilles,<br />Le soleil frappera par delà les branches sëches.<br /><br />Et tout le monde<br /><br />Aura une ombre<br /><br />Sur notre terre<br /><br />Alors préviens tes relatifs<br />Qu'en s'entraidant un peu,<br />Nous serons presque tous<br />Protégés par quelqu'un<br />Prenant les coups<br />A notre place</font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif"><br /></font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif"><br />Tous les abris<br /><br />Auront un prix<br /><br />Sur notre terre<br /><br />Ne sois pas effrayé<br />Nous avons abattus des forets<br />Pour nous défendre<br />Par nos écrits<br />De ce que nous ne pouvions contrôler<br />De ce que n'avons pas pu comprendre<br /><br />Pendant longtemps j'ai fuis,<br />J'ai essayé le ciel,<br />De gares en gares, de galaxie en galaxie,<br />Pour m'asseoir<br />Sur le rebord de la Lune,<br />Pour y monter une tente unie,<br />Pour juste avoir un point de vue,<br />Chaque levé de terre j'admirais au loin<br />Les uns, les unes, les tiens, les miens,<br />Toutes les marées montantes,<br />Les amas d'étoiles figurantes<br />L'état de Marylin Monroe,<br />Les supernovas débutantes,<br /></font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">Les avidités d'énergie,</font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif"><br /></font>
<font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">De pouvoirs et d'autonomie,<br />Les automnes et les printemps,<br /></font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">La cocaïne et les cancers de peau,<br />Le CO2 face aux nitrates,<br />Jamais ni trop ni trop tard,<br />Mais pas encore assez des deux,<br />Machines à effet de serre,<br />Méthane à effet servile,<br />Emergence de villes adolescentes aux explosions d'essences<br />Voix de développements muées sous une croissance non-contrôlée,<br />Et les mamans inexpérimentées,<br />Qui cherchent à changer les couche d'ozone,<br /></font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">Les beaux écrits, </font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">les feuilles de carbone, <br />Les anges aigris, </font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">Les fous aphones,</font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif"><br /></font><font size="1" face="verdana,arial,helvetica,sans-serif">Les poisons énergétiques,<br />Les eaux chaudes de l'Antarctique,<br />Les puits de science, hommes de pétrole,<br />Les blagues qui n'ont jamais vraiment été très drôles,<br />Actions en course, contre la montre,<br />Mais avec le monstre qui tient les bourses,<br />L'Amour universel qu'ils toussent tous derrière un masque<br />Quand ils lêvent les yeux au ciel,<br />Et que le ciel crie au désastre,<br />Quand ils ont peur du soir là où<br />Se désagrègeront des astres<br />Et qu'ils pleureront leurs étoiles.<br /><br />A l'aune de l'Arbre familier,<br />Qui chasse dans l'atmosphère leurs cauchemars par milliers,<br />Le bruissement des feuilles rassure du meilleur des conseils,<br />Le jour ne se lève que demain, et d'ici-là, trésor,<br />Pour un tout petit instant encore,<br />Repose-toi paisiblement,<br />Car la nuit porte son ciel.<br /><br /></font>]]></content>
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		<title>Porno de la</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Elle



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		<issued>2008-06-24T23:12:56Z</issued>
		<modified>2008-06-29T23:36:24Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[<p class="MsoNormal"><font color="#ffffff"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Elle</span></font></p>]]></content>
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	<entry>
		<title>Au dessus de la palissade...</title>
		<author>
		<name>Bibasse</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Au dessus de la palissade,
L&apos;odeur d&apos;épices et de grillades,
De pain perdu, de paprika,
De ce barbecue, cet apéro,
Pastis-réglisse cinquante et un,
Un vin d&apos;oranges amères,
Salades au vinaigre de balsame,
De la manzana, des bananes et des ananas,
Des noix de pécan,
Des bonnes et de moins bonnes blagues,
De tabac,

Les volutes des rires de la marmaille qui s&apos;échauffe au soleil.
Le petit Thibault court derrière la bande des grands
Et contient son envie pressante de faire pipi
En tordant son zizi au travers de son pantalon.
Les parents responsables font des remontrances distraites,
Et oublient le stress de la semaine passée,
Tandis qu&apos;à l&apos;autre bout de la table de hêtre,
Des c urs adultes s&apos;ébrèchent
Dans les retrouvailles discrètes de ceux qui s&apos;étaient espacés.

Je me sens bien,
Je suis chez moi,
Dans mon jardin,
Avec mes enfants,
Avec mes amis,
Avec ma famille.

Pour mon anniversaire,
Les enfants m&apos;ont offert
Un Panda en peluche
Il a un beau pelage
Il est gigantesque
Il l&apos;ont appelé &quot;Truc-Muche&quot;,
Et les grands, une fresque,
Une frise, une arabesque,
Qui raconte mon histoire,
Elle représente ma vie par une suite d&apos;épisodes
Depuis ma naissance supposée jusqu&apos;au jour d&apos;aujourd&apos;hui,
Tout le monde y a été de son coup de pinceau,
Dessiné quelque chose, les grands comme les petits
En souvenir des moments que l&apos;on a partagé,
A ceux qu&apos;ils imaginent ou qu&apos;ils ont inventés,
Je ne vois pas très bien le début,
Je suis bien trop minuscule,
Je n&apos;ai plus toute ma vue,
Ce que je vois est d&apos;une beauté,
Beau à perte de vie...
Ils ont tous l&apos;air si sage,
Le vent me fait trembler un peu,
Ils disent que j&apos;ai le plus bel âge,
Il pleut sous mes yeux.

Il y a là une deux-chevaux
Là, une queue de cheval,
Mon encore si belle femme,
Une mère formidable,
Les jumelles récitent des poèmes
Appris à l&apos;école et qu&apos;elles appellent &quot;slam&quot;,
Les cousins volent des billets dans mon porte-monnaie,
Et savent que je sais qu&apos;il croient que je ne les vois pas.
Mon fils de ses quarante-quatre ans rattrape le temps par des
&quot;Je t&apos;aime, papa&quot;, perdus, puis redécouverts,
Ma fille pense hériter l&apos;année prochaine, ça la rend triste pour sa p&apos;tite dernière,
Ses tracas la travaillent de tous les problèmes que cela ne résoudra pas,
Mais pour ses découverts, j&apos;ai revendu toutes mes actions
Et arrêté de prendre les médicaments qui goûtaient le moins bon
Thibault parle de moi dans sa dernière rédaction,
&quot;Mon arière granpère&quot;, des vacances dans cette maison,
Avec sa Maman, avec son Papa, et avec son Tonton.

Ils sont tous prévoyants quant à mes crises d&apos;arthrose,
Depuis longtemps le ciel n&apos;a plus rien à me cacher
Mais quand même les nuages s&apos;amoncellent et l&apos;orage s&apos;approche,
Je rentre, le coeur empli d&apos;Amour pour les miens,
Et finis pour Thibault son roman préféré,
Sous une couverture, effilée, de la bibliothèque rose.

</summary>
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		<issued>2008-06-18T11:29:13Z</issued>
		<modified>2008-06-26T22:10:08Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[Au dessus de la palissade,<br />L'odeur d'épices et de grillades,<br />De pain perdu, de paprika,<br />De ce barbecue, cet apéro,<br />Pastis-réglisse cinquante et un,<br />Un vin d'oranges amères,<br />Salades au vinaigre de balsame,<br />De la manzana, des bananes et des ananas,<br />Des noix de pécan,<br />Des bonnes et de moins bonnes blagues,<br />De tabac,<br /><br />Les volutes des rires de la marmaille qui s'échauffe au soleil.<br />Le petit Thibault court derrière la bande des grands<br />Et contient son envie pressante de faire pipi<br />En tordant son zizi au travers de son pantalon.<br />Les parents responsables font des remontrances distraites,<br />Et oublient le stress de la semaine passée,<br />Tandis qu'à l'autre bout de la table de hêtre,<br />Des cœurs adultes s'ébrèchent<br />Dans les retrouvailles discrètes de ceux qui s'étaient espacés.<br /><br />Je me sens bien,<br />Je suis chez moi,<br />Dans mon jardin,<br />Avec mes enfants,<br />Avec mes amis,<br />Avec ma famille.<br /><br />Pour mon anniversaire,<br />Les enfants m'ont offert<br />Un Panda en peluche<br />Il a un beau pelage<br />Il est gigantesque<br />Il l'ont appelé &quot;Truc-Muche&quot;,<br />Et les grands, une fresque,<br />Une frise, une arabesque,<br />Qui raconte mon histoire,<br />Elle représente ma vie par une suite d'épisodes<br />Depuis ma naissance supposée jusqu'au jour d'aujourd'hui,<br />Tout le monde y a été de son coup de pinceau,<br />Dessiné quelque chose, les grands comme les petits<br />En souvenir des moments que l'on a partagé,<br />A ceux qu'ils imaginent ou qu'ils ont inventés,<br />Je ne vois pas très bien le début,<br />Je suis bien trop minuscule,<br />Je n'ai plus toute ma vue,<br />Ce que je vois est d'une beauté,<br />Beau à perte de vie...<br />Ils ont tous l'air si sage,<br />Le vent me fait trembler un peu,<br />Ils disent que j'ai le plus bel âge,<br />Il pleut sous mes yeux.<br /><br />Il y a là une deux-chevaux<br />Là, une queue de cheval,<br />Mon encore si belle femme,<br />Une mère formidable,<br />Les jumelles récitent des poèmes<br />Appris à l'école et qu'elles appellent &quot;slam&quot;,<br />Les cousins volent des billets dans mon porte-monnaie,<br />Et savent que je sais qu'il croient que je ne les vois pas.<br />Mon fils de ses quarante-quatre ans rattrape le temps par des<br />&quot;Je t'aime, papa&quot;, perdus, puis redécouverts,<br />Ma fille pense hériter l'année prochaine, ça la rend triste pour sa p'tite dernière,<br />Ses tracas la travaillent de tous les problèmes que cela ne résoudra pas,<br />Mais pour ses découverts, j'ai revendu toutes mes actions<br />Et arrêté de prendre les médicaments qui goûtaient le moins bon<br />Thibault parle de moi dans sa dernière rédaction,<br />&quot;Mon arière granpère&quot;, des vacances dans cette maison,<br />Avec sa Maman, avec son Papa, et avec son Tonton.<br /><br />Ils sont tous prévoyants quant à mes crises d'arthrose,<br />Depuis longtemps le ciel n'a plus rien à me cacher<br />Mais quand même les nuages s'amoncellent et l'orage s'approche,<br />Je rentre, le coeur empli d'Amour pour les miens,<br />Et finis pour Thibault son roman préféré,<br />Sous une couverture, effilée, de la bibliothèque rose.<br />
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		<title>Passe-portes</title>
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		<name>Bibasse</name>
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Ca fait bizarre de se départir de sa seule pièce d&apos;identité, on se sent tout de suite nu et en danger, avec une épée de Damoclès au dessus de la tête...
Ma carte d&apos;identité, comme tant d&apos;autres choses,  a expiré en 2005, c&apos;était encore le vieux modèle tout jaune, qui se rabougrit en deux, dessus, j&apos;ai une tête d&apos;enfant, et puis comme jusque là, me restait mon passeport, ben tout allait bien. C&apos;était sans compter les conditions d&apos;obtention de visa pour l&apos;Inde. Plus compliqué et contraignant, ça semble difficile, chèques certifiés ou comptes à la Poste requis, dis au revoir à ton passeport, on retrouve des fautes d&apos;orthographe sur les sites officiels, c&apos;est incroyable de se dire qu&apos;ils ne font pas plus d&apos;effort que cela. Mais bon, j&apos;apprends qu&apos;au delà des ambassades, notre administration à nous, les français, quant à elle, s&apos;améliore. Tu peux désormais commander une copie de ton acte de naissance sur Internet! Tu peux acheter des DVD de Marseille, et des savons d&apos;action, à ton bureau de Poste! (Par contre, ils ne vendent toujours pas de vaseline). Tu peux gagner un voyage dans l&apos;espace en achetant une barre chocolatée! Et puis, dans la plupart des grandes villes maintenant, des vélo sont à disposition, pour pouvoir rouler sans papier ni gaz à effets de serre, même si certains parfois ne se gènent pas pour péter dessus. Mais les vélos ne règlent pas les problèmes des grands trajets. Comment le dit souvent mon ami Tristan, &quot;J&apos;ai eu envie de voir le monde, alors j&apos;ai passé une porte du périphérique&quot;. Et moi, à chaque fois que j&apos;ai envie de la voir, je me demande combien cela coûtera à la planète, et surtout, si j&apos;ai le bon visa pour cela.
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		<issued>2008-06-15T13:49:09Z</issued>
		<modified>2008-06-25T22:22:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://bibasse.joueb.com"><![CDATA[<img src="http://bibasse.joueb.com/images/Passeport.jpg" /><br /><br />Ca fait bizarre de se départir de sa seule pièce d'identité, on se sent tout de suite nu et en danger, avec une épée de Damoclès au dessus de la tête...<br />Ma carte d'identité, comme tant d'autres choses,  a expiré en 2005, c'était encore le vieux modèle tout jaune, qui se rabougrit en deux, dessus, j'ai une tête d'enfant, et puis comme jusque là, me restait mon passeport, ben tout allait bien. C'était sans compter les conditions d'obtention de visa pour l'Inde. Plus compliqué et contraignant, ça semble difficile, chèques certifiés ou comptes à la Poste requis, dis au revoir à ton passeport, on retrouve des fautes d'orthographe sur les sites officiels, c'est incroyable de se dire qu'ils ne font pas plus d'effort que cela. Mais bon, j'apprends qu'au delà des ambassades, notre administration à nous, les français, quant à elle, s'améliore. Tu peux désormais commander une copie de ton acte de naissance sur Internet! Tu peux acheter des DVD de Marseille, et des savons d'action, à ton bureau de Poste! (Par contre, ils ne vendent toujours pas de vaseline). Tu peux gagner un voyage dans l'espace en achetant une barre chocolatée! Et puis, dans la plupart des grandes villes maintenant, des vélo sont à disposition, pour pouvoir rouler sans papier ni gaz à effets de serre, même si certains parfois ne se gènent pas pour péter dessus. Mais les vélos ne règlent pas les problèmes des grands trajets. Comment le dit souvent mon ami Tristan, &quot;J'ai eu envie de voir le monde, alors j'ai passé une porte du périphérique&quot;. Et moi, à chaque fois que j'ai envie de la voir, je me demande combien cela coûtera à la planète, et surtout, si j'ai le bon visa pour cela.<br />]]></content>
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