Lundi 18 Mai 2009
Nihon
Ce mercredi (jour de mon anniversaire), je décolle pour le Japon. Troisième voyage au pays du Soleil Levant, mais premières vacances : Trains, temples, montagnes, mers, marais, fleurs, traditions. Deux semaines, quatre jours, huit destinations. Les plus beaux points de vue du Japon. Et l'insoutenable Hiroshima.
Mercredi 13 Mai 2009
L'Ego est un volcan
L'Ego est un volcan,
Une montagne, un cri de feu façonné par les vents autour d'un trou béant,
s'enfonçant dans des profondeurs indicibles,
ou un flot de lave en fusion avale et détruit tout ce qui lui est jeté en pature.
Avez-vous déjà vu, des égos si grands que l'on se tuerait à les escalader,
pour connaître ce point de vue majestueux, ce panorama, cette sensation de puissance et de domination,
Avez-vous déjà vu ces monts embrumés dans des vapeurs d'illusion,
Avez-vous déjà connu l'effet de la tectonique des plaques?
Les cratères sont des égos qui s'effondrent.
Ils s'effondrent généralement sur une petite circonférence,
de sorte que tout autour, il reste toujours du relief,
Lorsque le cratère est petit et que le relief reste fort et pointu,
il reste toujours un volcan,
ce qui a changé, ce que le cratère est plus grand,
ce qui a changé, c'est la pente et la violence à laquelle la terre a été déchiquetée autour de la chute,
ce qui a changé, c'est que dans la bouche de ce volcan s'érigeant vers le haut,
le cratère devient lui-même un nouveau petit volcan, inversé, en entonnoir,
grignotant chaque jour la chair, l'attirant à elle, pour ne plus la laisser repartir,
ou si difficilement,
Plus le cratère est grand, plus il est difficile de le remonter,
Et il est aussi plus difficile de s'approcher,
l'Ego est une suite de cratères qui se sont effondrés les uns autour des autres.
L'Ego en fusion creuse de façon invisible à l'intérieur créé des poches, créé des failles.
Il lui arrive même parfois de se manifester là ou ne l'attends pas.
Et puis il arrive que son dôme de lave séchée ne soit plus soutenu et s'effondre totalement.
Un enclos est alors visible,
comme une cicatrice faisant le tour d'un vieil œil morne dont les coulées de larmes brûlent tout sur leur passage.
Le magma en fusion est souvent à l'air vif.
Lorsqu'il n'est pas visible, il peut n'être recouvert que d'une fine plaque fragile prête à se briser en faille au moindre faux mouvement.
C'est pourquoi il est déconseillé de marcher sur les égos venant d'exploser.
Samedi 25 Avril 2009
Addiction(s)
En ce moment, je passe des tests en ligne, à m'en épuiser le poignet. Je ne peux plus m'en passer.
Ils annoncent qu'en dessous de six réponses positives aux questionnaires, c'est LA vie épanouie, celle dont on pensait qu'il n'y avait pas de mode d'emploi, mais c'était si simple en fait, c'est celle des questionnaires, celle qui coule loin des pièges de l'addiction, et qui fait bon usage du mésencéphale et de son système de récompense. Et moi, j'ai soixante-douze mille sept cent vingt-trois réponses positives.
Alors, je suis addicte. Addicte par définition. Addicte à l'addiction. J'ai le système de récompense tout fracassé.
Quand je n'arrive pas à dormir et que j'ai épuisé tout le reste, je regarde des gouttes d'eau tomber d'un robinet fuyant. Quand j'arrive à en tarir un, d'autres fuites apparaissent, et j'attends cela avec impatience, je m'investis, comme si rien n'était plus important, chaque goutte d'eau jusqu'au délire, jusqu'à la déréalisation, et tout ce qui s'ensuit, pire, la perte d'imagination.
Fuite vers le vent. Addicte à l'addiction. Les hypersexuels sont les amants de la honte, les workaholics n'ont résolu aucune crise, les boulimiques en ont gros sur la patate, les anorexiques sont à la mode, les nymphomanes sont des amantes religieuses, les jeux vidéos n'ont plus d'idéaux, les netaholiques ne trouvent pas beaucoup d'aide sur Internet, les sériesaméricainephages attendent toujours d'être sous-titrés, les drogués au GBL chopperont la maladie de Crhon, et les non-fumeurs, meurent, de toute façon. Changent les joints, restent le schéma, et le clivage avec l'affect, même pas caché derrière le nuage de fumée. Selon citation, l'addiction est souvent associée à un syndrome sous-jacent anxio-dépressif, allons, évitons les évidences, sauf que c'est fou ce que ça fait du bien de poser des mots sur ses comportements, de temps en temps, de se savoir malade d'hypocondrie, ou mieux encore, de se savoir malade lorsqu'on est hypocondriaque. C'est fou ce que cela fait du bien de réaliser que nos désespérances n'ont rien d'unique, et qu'elles n'ont rien non plus d'inaliénable, qu'on est même dans la tendance, une tendance contemporaine, et qu'au delà de cette prise de conscience, toi, moi, lui, elle, comptons quand même pour quelque chose.
X.
Mardi 14 Avril 2009
born baby born
Laché la rampe en silence.
Profondément plongé dans la superficialité,
Fermant le robinet des textes pour personne,
Déconnecté de tout à observer mes restes s'assécher,
Les bribes de mots cendres qui s'agitent
Bribes de phrases, des bribes d'idées qui m'habitent
Tourbillon de syllabes obsédantes en bruit blanc,
La curiosité, l'émerveillement aspirées par la routine
Le calme des choses enfin faîtes sans plus de stress
Ma tête ouverte en cendrier jetés écrasés
Les mégots d'une réalité concrète au filtre saturé d'hier.
De temps en temps, mon chat venait me nourrir et changer ma litière.
Histoires de sexe, de drogue, de télévision et de magazines,
De taff qui ne mènent à rien, de rêves crevés, de p'tite copine,
De la participation active, du calcium et du magnésium,
Des enfants qui ne grandissent pas, d'égo et de nicotine.
J'ai arrêté de fumer depuis suffisament longtemps maintenant,
pour à nouveau recommencer à sentir des bouts de mon cerveau.
C'est bizarre.
Ce soir, au supermarché, j'ai même presque failli sourire,
et ça m'a tellement surpris que j'ai presque failli pleurer.
Vendredi 03 Avril 2009
true love waits
- C'est peut-être ça, le problème.
- Tu crois?
- Tu ne peux pas vivre sans espoir.
- Je survis, si.
- Tu végètes.
- Je sais, oui.
- Tu as besoin d'y croire.
- Non, tu vois, je vis.
- Et tu sais que tu dois changer quelque chose.
- J'y pense tous les jours et toutes les nuits.
- Et tu ne trouves pas.
- Non.
- Tu deviens sauvage.
- Quelle importance?
- L'amour te sauvera.
- Plus on y pense...
- Et moins ça a de chance d'arriver, oui. Et le contraire, ça marche?
- Non. Non. Je le saurai, ça fait une éternité.
- Alors, quoi?
- Alors quoi, quoi?
- Tu cherches encore autre chose?
- Je suis à bout de force.
- Tu sais qu'il te faut un idéal. Tu sais qu'il te faut de l'espoir. Tu sais qu'il te faut y croire.
- Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne veux pas savoir... C'est pas comme le vélo. Ca a jamais été comme le vélo. Quand la chaîne saute et que tu tombes, c'est pour la vie, en fait, tu ne remontes jamais dessus. Tous ceux qui ont déraillé et sont tombés le savent, ce qui ne l'ont pas vécu continuent à rouler sans comprendre qu'on ne puisse pas les suivre.
- Tu dis des conneries. Un jour, ça te tombera dessus, ce sera un mercredi. Et ce mercredi, et les mercredis d'après, tu crieras, ce que c'est beau un mercredi, et tu auras complètement oublié les mauvais mercredis.
- Comme dans la chanson?
- Comme dans la chanson.
Lundi 23 Février 2009
Idéal
En vacances, je me suis aussi ennuyé, j'ai eu beaucoup le temps de réfléchir, et avec l'âge, je le fais de plus en plus mal. C'est exactement comme lorsque je ne suis pas en vacances.
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Mercredi 17 Décembre 2008
2008 - traceliste
Joanna Newsom - The Milk Eyed Mender & Ys
M.I.A - Arular & Kala
Firewater - The Golden Hour
Radiohead - In Rainbows
Camille - Music Hole
The Do - A Mouthful
Herman Dune - Mas Cambios & Not on Top
Tous les artistes du Cabaret Shinjuku 2008
Des trucs perdus dans un crash de disque dur
Beaucoup de salsa,
"Coupé-décalé" de Teeyah,
oh et puis depuis que j'ai découvert,
Musicadine (sans copinage aucun).
Samedi 13 Décembre 2008
Le blues du Père Noël
Je serre mon manteau vermillion,
Et j’pars en criant « Oh, oh, oh ».
Je cherche à me rapprocher
De la chaleur des réveillons.
Bientôt Noël, et je le sens,
Je vais le passer dehors.
Il n’y a pas si longtemps
J’étais encore au firmament
De ma profession,
On m’adorait.
J’étais un intermittent
Et quand je me débrouillais bien,
Jj’pouvais bosser un jour par an
Aujourd’hui, j’chuis un ermite
Un moins que rien
C’est moins marrant.
Tout ça c'est la faute à la crise.
Je ne suis qu'une victime de plus.
Une de trop me direz vous
Cette année, les prévisionnistes disent
Que seul l’hiver connaitra la r'prise.
J'ai tout donné pour mon boulot
Et maintenant, j'en paye l'effroi.
A cause des baisses d'activité,
A cause des délocalisations,
A cause de cette vie qui te fait
De moins en moins de cadeaux,
J'ai perdu ma crédibilité
Sur les marchés internationaux.
Et puis ma femme m’a plaqué
Comme un mauvais accord de blues,
Je ne la touchais pas assez,
Selon elle, j’étais une tantouze
Elle a exigé la maison, le flouze,
Et puis aussi, d’aller m’faire voir,
Depuis chaque soir, elle tombe la blouse
Et se déshabille dans les bars.
J'ai mon passeport qu'a expiré
Et j’ai perdu mon atelier
Et toutes mes économies
A cause d'une inondation,
Le réchauffement de la planète.
J’ai perdu confiance en moi,
Je me suis laissé allé,
J’ai cumulé les petits boulots,
Coursier, publicitaire, vendeur,
Mais j’arrivais toujours en retard.
Je mangeais n’importe quoi
Et j’ai quand même pris du poids
Je me suis vu vieillir de dix ans !
En voyant tomber mes cheveux blancs.
Aujourd’hui, j’ai l’œil vitreux
D’avoir voulu chasser les larmes avec du rouge par litre
Et je ne me rases plus
Et mes phrases s’étouffent dans une barbe touffue
Plus personne ne croit en moi
Tout le monde a peur et ça se ressent
Dans ce climat sécuritaire,
Je suis devenu un paria
Personne pour me laisser ma chance
Alors je serre mon manteau vermillion,
Et j’pars en criant « Oh, oh, oh ».
Je cherche à me rapprocher
De la chaleur de vos foyers.
J’erre en trainant avec ma hotte
Plein de cadeaux de récup.
Des trucs jetés à la hâte à la poubelle
Ou mis aux enchères sur e-bay.
J'erre avec mon grand manteau
Et quand je croise des enfants
Je leur promet des bonbons
A la condition
Qu'ils soient bienveillants
Leurs parents me chassent, criant
"Espèce de sale pervers!"
De quelle église prétends-tu donc être père?"
Alors, j’resserre mon manteau vermillion,
Et j’repars chuchotant « Non, non, non ».
Et je cherche à me rapprocher
De l’innocence, de l'innocence.
La rue, gamin, moi j'te l'dis
Tu vois de tout et de n'importe quoi
J’ai vu des nains comme je vous vois
Faire des emballages cadeaux au noir
Un soir où j’étais vraiment mal
J'suis même entré par effraction
Par la cheminée d’une maison
Pour fouiller leurs chaussettes sales
Je suis tombé nez à nez
Avec un groupe d’hommes bourrés
Ils m’ont immobilisé
Et me prenant, pour un sex-toy
M’ont brisé la rotule et,
Se sont mis à m’...évanouir
Alors, j’ai r'fermé mon manteau vermillion,
J’suis reparti en criant « Ouch, ouch, ouch ».
Et j’ai cherché à me rapprocher
D’une pharmacie pour ce Monde.
En regardant vos cheminées,
Je m'égare
Qu’est-ce que j’fumerai un bon cigare !
Non, mieux ! Tant qu’à rêver,
Je me ferais bien un rail de coke
Et c’est sacrément ironique
Quand on sait que ce Saint Nicolas
Fut créé par Coca Cola.
Comme vous l’aurez certainement deviné,
Mon histoire se passe à Rennes.
On m’appellait le Père Noël,
Et voiçi la fin de mon règne.
Si vous venez sur mes genous
Pour me parler de vos étrennes.
Pour me tirer la barbe
Ou pour me tordre les narines,
Avec une jeune branche d’arbre
Je vous parlerai en retour,
Je parlerai à vos cœurs d’enfants
Qui croient à la magie sous la neige,
Aux espoirs et aux rires qui allègent,
A la solidarité et à la chaleur humaine,
Car seuls ces cœurs me comprennent.
Jeudi 11 Décembre 2008
De coeur et de cul
Comme l'humoriste Vincent Roca,
J'ai toujours confondu
Le coeur et le cul.
C'est sans doute pour cela
Que j'ai autant de relations sexuelles,
Pour cela aussi que je tombe si rarement amoureux.
Euh... à moins que ce ne soit l'inverse,
Car comme je l'ai dit plus haut,
J'ai toujours confondu
Le coeur et le cul.
Une sorte de dixlexie dans les moeurs
Survenue après la mue
Où après les grandes histoires d'Amour,
On rêve aux grandes histoires d'Armures
Quand l'Amour part comme un voleur,
Et qu'après qu'il aie bien plu,
On assèche tous les pleurs
Qu'on jure désormais révolus
Quand tu te transformes en hacker
Qui pour recharger ses accus
S'met à pirater les coeurs
Pour qu'ils ne répondent plus
Ou bien qu'on jette au fond du port
Tel un docker menteur criant très fort :
"Il n'y restait rien d'intéressant!"
Dans un docu... mentaire... d'Arte... récent.
Une recherche dénuée d'erreur,
Menée en partie par des russes,
Démontre que si on croise ceux qui aspirent au bonheur
Et ceux qui veulent juste faire péter le bonus,
L'un ou l'autre ne se satisfait jamais d'une simple histoire de coeur
Et en demande toujours un peu plus!
Pourtant, affirmait Chopenhauer,
Après avoir chassé le dahut,
Qui ne veut pas se faire rouler le coeur
Ne devrait pas rouler du cul!
A moins de savoir s'arrêter à l'heure,
Ou d'avoir le derrière en alu.
Car dans son curiculum vitae,
Quand on confond coeur et cul c'est
Qu'on ne veut plus attendre des heures,
Et éviter d'être déçu
A chaque fois qu'on pioche une carte,
On veut tirer la dame de cul.
Peut-être que cette histoire vous écoeure?
Vous rappelle-t'elle quelque vécu?
Peut-être en connaissez-vous?
Un ami, un collègue, une soeur?
Des qui avait des trous dans le coeur
Qui s'sont changés en trous du cul.
IL FAUT S'SORTIR LES DOIGTS DU COEUR!
Ce cri vient du plus profond de mon cul!
Ca peut vous paraître coeur, coeur,
Mais vous savez qu'au fond, j'ai bon cul.
Que je rêve d'un monde meilleur,
Où dans ce combat intérieur,
Il n'y aurait plus de vainqueurs,
Il n'y aurait plus de vain culs.
Lundi 24 Novembre 2008
Comment je me suis noyé dans un univers d'eau
L'oeil caché sous un bandeau,
Dès qu'on a eu notre bateau,
Le drapeau hissé à la hâte,
Nous avons joué aux pirates,
Avec nos fiers bâtiments,
On s'abordait, se sabordait,
On prenait tout, ne laissant rien
Que les centimes des sentiments,
On en a coulé par le fond,
On en a écumé, des côtes,
On en a fait, des coups du siècles,
Des frondes de tous les cotés,
Nos armes polies par l'usure,
Lames élimées par l'ouverture,
Viellis par les embruns de rhum,
Ridés par les rayons laser
Des soleils du tropique du cancer,
On savait évidemment,
Qu'un jour, vieux lui aussi,
Viendrait la fin, retraite paisible
Sur une île déserte et sensible,
Ou bien happés par l'océan.
Et sur la carte au trésor,
On faisait une croix sur le bonheur,
Comme si la prochaine fois,
On le trouverait au même endroit,
Quelle grossière erreur!
L'oeil fermé par son bandeau
Le sang était notre loyer.
Je n'ai rien vu arriver.
Avant d'accoster à bon port,
Mon équipage s'est rebellé
Et m'a jeté par dessus bord.
Voilà comment j'ai fini noyé
Par le fond d'un univers d'eau.
Dimanche 23 Novembre 2008
Attrapeur de rêves
Je ne sais pas où trouver un attrapeur de rêves, un dreamcatcher comme ils disent les américains, mais je voudrais en suspendre un sous ma mezzanine. On devrait le suspendre au dessus, j'imagine, mais si je dors sur le ventre, ça s'inverse, non? Non pas que j'ai besoin de chasser des mauvais rêves, c'est vrai, après tout, qu'est-ce qu'un mauvais rêve? et qui sommes nous pour avoir une réponse de chasseur à cette question? qui sommes nous pour juger qu'un rêve a le droit de venir se balader dans notre imaginaire et qu'un autre doit être refoulé à l'entrée? Non, je souhaite que mon dreamcatcher, mon attrapeur de rêve comme ils disent les français, attire les rêves quand ils commencent à s'approcher. Vous savez, lorsqu'on est dans ces état de semi-sommeil, semi-conscients, ce milieu entre l'éveil et les profonds ronflements. C'est l'état hypnagogique. Si on fait comme si de rien était, les pensées viennent, se lachent en l'absence de contrôle, et toutes plus folles les unes que les autres, prennent leurs aises et font la fiesta, du grand n'importe quoi, elles s'amusent comme si t'étais pas là, dans une orgie qui souvent va jusqu'aux idées. Après avoir capturé les idées, je pourrais alors les ressortir sur une scène d'improvisation théatrale, comme un dresseur de pokemon, au pied levé, pour leur faire affronter la monotonie avec leurs évidences.
Lundi 17 Novembre 2008
Who's gonna save my soul?
From now on, I've decided to give myself a tiny little box.
For I was known to always think and live outside of boxes.
For so many years, I lived outside of me.
Eventually, I did reach the point of truely realizing how it can destroy you.
You wouldn't think that reaching out to the others would have so bad consequences.
Until you see how the guy is running like an epileptic clown on hard ice. Ridiculously slipping.
Running from my self.
Stretching my soul in the process to false proportions. Making huge holes.
Ignoring the limits of my body, to dangerous repercussions.
Ripping my heart as it just seemed to bound me.
Part of the people who get up in the morning with the feeling of being a newborn everyday.
Part of the people who get up late with the terrifying thought that they have no personnality anymore.
Part of the people who will exhaust all their energy absorbing every bit of oxygen around hoping to restart their life with a firework explosion.
Part of the people who get up on a sunday in the path of self-destruction.
Cause I was thinking that I was going up, and I went up for sure.
And I was thinking that I was going closer to you, and that is true, too.
But I did not notice that in the mean time, half of my splitted, wasted mind did go down, some half that had some kind of importance, mostly undetected, otherwise in denial, so farther that I could have expected, and with so serious consequences.
Then I realized some months ago that I did let myself shrink to the point of impotence, again, for it was wrong not to care about being pulled apart by those two forces horses for so long.
And yet I'm thankful for that during those years, I had so many great times and learned so many things, how could there ever be remorses? That was the tricky part.
So many wonders, so much beauty, so many lost and found, missing truths about life and about me,
like the way we can all glow in the dark and the way we can all deflect light.
So from now on, i've decided to put myself on a tiny little box, and I'm gonna say that it's OK.
Put me on an emotional quarantine, I'll say that there's no pressure.
Just a few weeks, the time to put behind a few real-life issues that transformed from ghosts in the shell to priorities that I can handle. I could easily deal with them with the door opened, except that I just don't want to anymore.
I'm confident. For the first time ever, there are signs of concrete progress, a schedule that works even when it's forgotten, and there is the assurance that I'm not gonna be late.
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